Du 26 au 28 mai 2026, Peace and Sport a pris part à la réunion plénière annuelle de l’Accord Partiel Élargi sur le Sport (APES) organisée au siège du Conseil de l’Europe, à Strasbourg. Alors que Monaco s’apprête à assumer la Présidence du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe de mai à novembre 2026 – une première historique pour la Principauté, ce sommet institutionnel a offert une plateforme stratégique de premier plan. Les priorités de cette présidence incluent notamment le sport et la protection des droits des enfants, des thématiques qui résonnent profondément avec les valeurs Peace and Sport.
Donner la parole à la jeunesse pour un sport plus sûr et plus sain
L’engagement de l’organisation a débuté le 26 mai lors de la journée d’échanges intitulée « La perspective de la jeunesse pour un sport plus sûr et plus sain ». Aux côtés de 50 jeunes leaders issus de 32 pays, Peace and Sport a contribué à l’élaboration de recommandations clés pour rendre le sport plus sûr, plus sain, plus inclusif et plus respectueux des droits des enfants.

Consolider un ancrage institutionnel et le rôle pivot
Membre actif du Comité consultatif de l’APES depuis 2009, Peace and Sport s’attache chaque année à réaffirmer le rôle pivot fondamental entre les organisations de terrain et les décideurs institutionnels.
Cette année, l’organisation, représenté par Mélissa Sassi, ont été conviée à prendre la parole lors de la réunion conjointe rassemblant le Conseil de direction de l’APES, le Comité consultatif et les délégués de la jeunesse. Cet espace de dialogue privilégié a ainsi permis de partager avec l’assemblée des solutions concrètes et éprouvées sur le terrain.
Le Projet Peacemakers : mesurer et capitaliser l’impact
Lors de cette session de travail a été mis en valeur une initiative phare de Paix par le Sport : le Projet Peacemakers. Lancée en 2021, cette démarche repose sur une conviction forte : le sport en lui-même ne génère pas automatiquement la paix, l’inclusion ou la cohésion sociale. L’impact dépend structurellement de la manière dont les programmes sont conçus et encadrés. Il a été rappelé que pour garantir des retombées positives et durables, l’enjeu est d’établir un cadre de référence réplicable, destiné à renforcer l’autonomie des organisations locales.
Le sport sûr : un prérequis absolu
Les discussions ont également permis de porter un plaidoyer sur la notion de « sport sûr ». Peace and Sport y a défendu un principe fondamental : un environnement sécurisé de la pratique sportive n’est pas une composante additionnelle, mais bien le prérequis indispensable pour qu’un programme sportif puisse s’opérer et laisser un héritage positif. L’occasion de rappeler trois piliers essentiels pour protéger la jeunesse par le sport :
- L’appropriation locale : Les coordinateurs de projets s’assurent que les initiatives répondent aux besoins locaux.
- La formation continue : Les éducateurs sont formés non seulement à la pédagogie sportive, mais aussi à la détection des risques d’abus, de comportements inappropriés et des procédures de signalement dans le cadre sportif.
- Un environnement bienveillant : Les méthodologies employées offrent aux enfants des espaces de dialogue non critiques où la parole se libère naturellement sur les ressentis.
Cette vision stratégique s’inscrit en parfaite harmonie avec la prochaine Conférence ministérielle de l’APES, que Monaco accueillera pour la toute première fois les 3 et 4 novembre 2026, avec pour thèmes centraux le sport sûr et le sport sain pour les enfants.



