Peace and Sport a participé en tant qu’observateur à la réunion des Ministres des Sports du Commonwealth (CSMM) qui s’est tenue à Glasgow le 22 juillet en amont des Jeux du Commonwealth de 2026, apportant une expertise de terrain et des données concrètes aux discussions sur la manière dont le sport peut contribuer à des communautés plus saines, plus justes et plus inclusives à travers le Commonwealth.
Le sport, un outil stratégique au service de communautés plus fortes au sein du Commonwealth
Réunissant des ministres, des organisations sportives et des représentants du mouvement du SDP autour du thème « Réimaginer le pouvoir du sport : vers des communautés du Commonwealth plus saines, plus justes et plus équitables », la réunion s’est concentrée sur le rôle du sport en tant qu’outil stratégique concret pour faire progresser le développement, l’inclusion, l’égalité des sexes, la cohésion sociale et la paix. Les discussions ont également mis en évidence la nécessité d’investissements plus importants et d’une collaboration intersectorielle renforcée pour traduire ces ambitions en résultats durables.
Cette vision est particulièrement pertinente dans une communauté du Commonwealth où 60 % des citoyens ont moins de 30 ans et où de nombreux pays continuent de faire face à des défis liés aux inégalités, au chômage, à la cohésion sociale et au redressement post-conflit.
Les conclusions de cette réunion contribueront à orienter les débats sur le sport lors de la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth, qui se tiendra à Antigua-et-Barbuda en novembre 2026. Dans le document final de la réunion, les ministres ont réaffirmé l’importance de veiller à ce que les grands événements sportifs laissent un héritage durable en matière de développement, notamment par le biais des infrastructures, du transfert de compétences, des opportunités d’emploi et de l’autonomisation des communautés. Ils ont également reconnu la nécessité de disposer de systèmes sportifs sûrs, inclusifs et équitables, qui respectent les droits de l’homme et s’attaquent aux obstacles à la participation.
De l’action locale aux engagements politiques : les enseignements du projet Peacemakers
Dans ce contexte, les principales conclusions et recommandations du projet Peacemakers ont été partagées avec tous les participants préalablement à la réunion. Cette initiative a été conçue pour renforcer les capacités des organisations de terrain et identifier les conditions permettant au sport de contribuer efficacement à la résilience, à la cohésion sociale et à la consolidation de la paix.
S’appuyant sur les expériences acquises dans plusieurs pays, notamment en Inde et au Togo, membres du Commonwealth, le projet « Peacemakers » apporte des éclairages concrets sur les facteurs qui rendent les initiatives de sport au service du développement et la paix efficaces, durables et porteuses d’impact.
Le projet Peacemakers a également été mis en avant comme étude de cas dans le rapport intitulé « Global Sport and SDGs Baseline and Initial Impact Report », publié par le Commonwealth en février 2026, qui reconnaît une nouvelle fois la contribution des programmes communautaires sportifs aux objectifs de développement durable.
L’une des principales recommandations issues du projet est la nécessité d’investir dans la formation, le soutien et la reconnaissance des éducateurs sportifs. Les enseignements tirés du projet Peacemakers soulignent que, bien plus que de simples entraîneurs ou moniteurs, ces éducateurs sont des mentors de confiance, des modèles et des acteurs du changement qui contribuent à traduire les valeurs du sport en comportements quotidiens et à transformer les communautés.
Cette recommandation fait directement écho aux conclusions de la CSMM, présentées dans la Déclaration Ministérielle, dans laquelle les ministres ont reconnu l’importance d’un renforcement ciblé des capacités et d’investissements dans le sport communautaire afin de garantir que la contribution du sport au développement et à la cohésion sociale puisse être pleinement mise à profit.
En intégrant des données issues d’expériences de terrain et des recommandations concrètes dans les débats politiques internationaux, Peace and Sport continue de combler le fossé entre les pratiques locales et l’élaboration des politiques mondiales, veillant ainsi à ce que l’expérience communautaire contribue à façonner des politiques sportives plus efficaces en faveur de la paix et du développement durable.



