LE 19 JUILLET, DEUX FINALES, UNE MEME PASSION

13 juillet 2026 | Actualités

Pendant que les projecteurs illumineront New York pour la finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, une autre finale se jouera à plus de 12 000 kilomètres de là. Pas de tribunes géantes, pas de stars planétaires ni de retransmission mondiale. Mais la même émotion, la même envie de gagner et, surtout, la même conviction que le football peut changer des vies.

À Prayagraj, dans l’Uttar Pradesh, l’État le plus peuplé d’Inde, des jeunes filles issues des zones rurales disputeront leur propre finale de Coupe du Monde, la Toofaan Cup 2026. Une finale symbolique, imaginée par la Naandi Foundation, qui réplique, match après match, toute la phase finale du Mondial dans 7 provinces indiennes. Chaque affiche du tournoi international trouve son écho sur les terrains poussiéreux des villages indiens. Ainsi, il y a quelques jours, la France affrontait… la Suède, au cœur de l’Andhra Pradesh.

L’idée est aussi simple que puissante : faire vibrer les jeunes filles au rythme du plus grand événement sportif de la planète tout en faisant du football un outil d’émancipation.

Car ici, le véritable enjeu dépasse largement le terrain de sport.

Fondée en 1998, la Nandi Foundation est aujourd’hui l’un des principaux acteurs du changement social en Inde. Son programme Nanhi Kali accompagne plusieurs centaines de milliers de jeunes filles issues de familles défavorisées, principalement rurales, afin de leur ouvrir les portes de l’éducation et de leur permettre de construire leur avenir dans des contextes où les obstacles restent nombreux.

Depuis plusieurs années, le football s’est imposé comme un pilier de cette ambition.

Déployé à grande échelle dans dix-sept districts indiens, le programme s’articule autour de deux temps forts. À l’école, les jeunes filles participent à des activités éducatives qui renforcent les apprentissages, développent la confiance en soi et encouragent la prise de parole. En dehors du temps scolaire, les terrains deviennent des espaces d’expression, de mentorat et d’apprentissage de la vie collective.

L’introduction du sport marque un véritable changement de paradigme. Depuis 2018, il n’est plus un simple événement ponctuel : il est devenu une composante essentielle du parcours éducatif. Parce qu’un ballon peut parfois ouvrir de nouvelles opportunités.

Sur ces terrains, les éducatrices « Women Game Changers » sont elles-mêmes des femmes issues des communautés locales. Elles incarnent une réussite accessible et contribuent à faire évoluer les regards sur la place des filles dans la société. Match après match, passe après passe, elles démontrent que le sport peut devenir un formidable accélérateur de confiance, de liberté et d’émancipation.

Le football n’est plus seulement un jeu. Il devient un langage commun, un espace où les barrières sociales s’effacent, où les filles prennent leur place et où une autre histoire peut commencer.

C’est dans cette dynamique que Peace and Sport s’est engagé aux côtés de la Naandi Foundation à travers le Peacemakers Project. Bien au-delà d’une simple évaluation, cette collaboration a permis de mesurer les effets du programme sur les jeunes filles et leurs communautés, tout en identifiant les mécanismes qui font du sport un levier de transformation sociale. En documentant ces apprentissages et en les partageant, l’ambition est désormais de permettre à d’autres acteurs de s’en inspirer, d’adapter ces approches à leur propre contexte et, à leur tour, de faire du sport un moteur d’émancipation, d’inclusion et de paix.

Le 19 juillet prochain, le monde retiendra sans doute le nom des champions sacrées à New York. Mais, au même moment, à Prayagraj, d’autres gagnantes soulèveront une Coupe du Monde d’une tout autre nature.

Une Coupe qui ne rapporte ni millions ni contrats.

Une Coupe qui offre quelque chose de bien plus précieux : la confiance, la liberté et le pouvoir de croire que l’avenir peut se jouer autrement.

Crédits photo – Fondation Naandi

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